C'est quoi un biostimulant ?

Définition d’un Biostimulant ARYSTA

C’est un produit qui lorsqu’il est appliqué sur la plante active ses mécanismes physiologiques lui permettant de mieux s’alimenter, se développer et se reproduire. L’objectif recherché : sécuriser les composantes de rendement notamment en conditions de stress tout en visant le déplafonnement rendement et/ou qualité de la culture.

C’est quoi un Biostimulant ?

La définition officielle proposée par l’EBIC* et validée par le groupes de travail de la Commission Européenne sur les fertilisants est la suivante :

« Les biostimulants se définissent comme des substance(s) et/ou micro-organisme(s) dont la fonction, lorsque appliqués aux plantes ou à la rhizosphère, est la stimulation des processus naturels qui favorisent/améliorent l’absorption ou l’utilisation des nutriments, la tolérance aux stress abiotiques, la qualité ou le rendement de la culture, indépendamment de la présence de nutriments. »

* European Biostimulant Industry Council

Pour en savoir plus  …

Au niveau Européen, l’EBIC, créé en 2011, regroupe 54 sociétés proposant des Biostimulants. En France, son représentant officiel est l’AFAÏA* qui rassemble une soixantaine d’entreprises dont 23 sur le créneau des Biostimulants.

* Syndicat professionnel des fabricants d’amendements organiques, engrais organiques, engrais organo -minéraux, supports de culture, paillages et biostimulants

http://www.biostimulants.eu
http://www.afaia.fr

Un Biostimulant, à quoi çà sert ?

Le rôle d’un Biostimulant est d’interagir de manière globale sur l’environnement de la plante en améliorant ou en optimisant une ou plusieurs des actions suivantes :

  • La mise à disposition des éléments minéraux pour la plante

  • L’assimilation et l’efficience des éléments minéraux pour la plante

  • La stimulation des mécanismes physiologiques de la plante responsables de son développement

  • La tolérance aux stress abiotiques

  • La rendement et/ou qualité de la culture considérée

De quoi est fait un Biostimulant ?

Il existe différents types de Biostimulants : des micro-organismes (bactéries ou  champignons), des substances naturelles ou d’origine naturelle (acides humiques,  acides aminés, extraits d’algues ou de plantes, …) ou des substances de synthèse.

Comment appliquer un Biostimulant ?

Les biostimulants peuvent s’utiliser seuls ou en association avec l’apport de fertilisants ou d’engrais. Ils sont appliqués par apport au sol ou dans le milieu de culture, par pulvérisation sur les plantes voir sous forme d’enrobage sur les semences.

Ne pas confondre : Biostimulant et Biocontrôle

Une différençiation au niveau réglementaire claire : un produit de Biocontrôle a pour cible la protection des plantes en privilégiant l’utilisation de mécanismes et d’interactions naturels. Il s’intègre dans une stratégie globale de protection des plantes en privilégiant des mécanismes naturels d’équilibre des populations d’agresseurs plutôt que leur éradication totale. Un produit de Bioncontrôle est donc soumis à la réglementation des Produits des PhytoPharmaceutiques.

Biostimulant et réglementation

En Europe, un cadre réglementaire en construction.

En Europe, il n’existe pas de cadre réglementaire universel pour la mise sur le marché des Biostimulants. Il est en cours de validation et en attendant chaque pays met en place sa propre réglementation.

En France, une réglementation qui se structure.

Avant 2013, un Biostimulant devait suivre, pour sa mise en marché, les mêmes démarches que celles pour la vente d’un engrais « basique » ou d’un produit à base d’oligoéléments. Pas besoin de déposer un dossier d’homologation. La seule contrainte demandée à la firme était de justifier de sa composition en certains éléments minéraux afin d’entrer dans le cadre de la norme engrais : Engrais CE (règlement 2003/2003) et Normes NFU (de type NFU 42-001).

En revanche, depuis 2013, si un produit revendique un rôle biostimulant, donc autre qu’une fonction purement nutritionnelle, il est indispensable qu’il dispose d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) spécifique. Pour se faire, la firme proposant ce Biostimulant doit déposer un dossier d’homologation auprès de l’ANSES*.

* Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

En France, deux AMM possibles pour mettre en marché un Biostimulant.

Matières Fertilisantes Supports de Culture (MFSC) :  délivrance par l’ANSES d’une AMM pour un produit donné avec une utilisation réglementée sur certaines cultures.

Additif Agronomique (NFU 44-204) : délivrance par l’ANSES d’une AMM pour un principe actif ou constituant qui est vendu pour une application en mélange avec un  engrais ou un amendement minéral basique ou un amendement organique. Cette  AMM spécifie les cultures cibles, usages et doses d’emploi.

Depuis 2009, l’ANSES a délivré 249 AMM : 243 en tant que Matières Fertilisantes et 6 comme Additif Agronomique. Même si ce marché se structure en France, cela reste faible au regard des 5 à 6 000 produits se revendiquant Biostimulants proposés en cultures.

Pour en savoir plus  …

Plus d’information sur les produits homologués sur le site : https://ephy.anses.fr/lexique/mfsc/a